Bangkok

Que ce soit la première fois ou la dixième, le choc en arrivant dans la capitale thaïlandaise est toujours aussi fort. Car Bangkok qui porte le plus long nom du monde n’en finit jamais de surprendre ceux qui lui rendent visite…

« Cité des Anges, écrin des gemmes divins, terre imprenable, grand royaume proéminent, délicieuse capitale du royaume aux neuf pierres nobles, siège suprême et palais magnifi que, refuge des dieux et séjour des esprits réincarnés », tel est le nom exact de Bangkok ! La question qui se pose dès l’arrivée à Bangkok c’est : par où commencer ? Par où prendre cette ville tentaculaire qui vibre, tousse, respire et exhale à la fois capiteux parfums et nuages d’échappement. De jour comme de nuit la frénésie est de mise même s’il est très facile de trouver des parcelles de calme comme dans les parcs de Lumpini ou de Chatuchak. La meilleure façon d’aborder la capitale thaïlandaise c’est peut-être par voie d’eau. Les fameux canaux qui font de Bangkok la « Venise d’Asie » et que l’on connaît ici sous le nom de khlongs. Une dentelle de voies d’eau qui transforma la ville au XIXe siècle, témoignage d’un mode de vie séculaire qui n’a pas changé d’un iota depuis et qui laisse au fond des yeux, des images inoubliables…

Les temples de Bangkok

Là c’est toute une famille qui, dès l’aube fait sa toilette sur la terrasse d’une maison en pilotis. Plus loin, ce sont des enfants qui chahutent et plongent dans l’eau du fleuve Chao Phraya. A côté, c’est une jeune femme qui monte dans une minuscule barque pour se rendre à son travail… Les khlongs forment un extraordinaire lieu de vie qu’il faut parcourir au petit matin lorsque Bangkok s’éveille et au couchant lorsque le soleil éclabousse d’orange le ciel derrière le curieusement dénommé wat Arun, soit le temple de l’Aube qui abritait autrefois le Bouddha d’émeraude. Au hasard des khlongs, on découvre ainsi le Memorial Bridge, l’université Thammasat et le Grand Palais ou wat Phra Kaeo. Outre la résidence royale, le Grand Palais est un véritable trésor d’art thaïlandais. Il faut y passer quelques heures pour apprécier au mieux cette merveille architecturale bordée de somptueux jardins. Non loin se découpe dans le bleu du ciel la silhouette du wat Pho qui abrite un gigantesque Bouddha couché de 46 m de long sur 15 m de hauteur, doré à l’or fin et aux semelles incrustées de nacre

Les massages à Bangkok

C’est au wat Pho que l’on peut se laisser aller en toute confiance entre les mains expertes des masseurs traditionnels. Rien d’érotique dans cette démarche bien au contraire. Et quiconque en a fait l’expérience sait bien qu’il ne s’agit ici que de bien-être scientifique ! Manipulé dans tous les sens au point de s’inquiéter de ne pas finir la séance avec un membre brisé, on ressort d’un tel massage avec le sentiment d’être passé dans le tambour d’une machine à laver en cycle d’essorage. Quelques minutes plus tard pourtant on sent qu’il se passe quelque chose, que les muscles se détendent et que l’on va pouvoir partir à la découverte de Bangkok d’un pied léger, après avoir été admirer les barges royales ornées de sculptures. Exceptionnellement utilisées lors des plus importantes cérémonies, elles sont conservées à l’abri de hangars sur le khlong Bangkok Noi près du pont Phra Pin Klao et visibles tous les jours. Au chapitre des moyens de transport, le tuk-tuk reste le plus usité et le plus pratique. Ce tricycle à moteur fait partie intégrante du folklore thaïlandais et c’est à celui qui se verra le plus richement décoré de colifichets le plus souvent religieux.

Les marchés flottant de Bangkok

Après une ou plusieurs incontournables séances shopping à Bangkok (textile de toutes sortes, bijoux, artisanat… à des prix défiants toute concurrence), c’est dans ce drôle de moyen de transport que l’on se fait conduire devant la maison thaïe de Jim Thompson. L’homme qui aida à restaurer l’industrie de la soie thaïlandaise après la Seconde Guerre Mondiale habitait cette résidence traditionnelle, constituée de six bâtiments en teck, aujourd’hui transformée en musée renfermant une collection inestimable d’objets d’art asiatique. Autre incontournable curiosité, outre les délices de la gastronomie thaïe dont Bangkok est la vitrine, les marchés flottants (floating market). Et si celui de Damnoen saduak est le plus connu et le plus fréquenté à une heure et demi de route de la capitale, il en existe d’autres plus typiques qui ne pratiquent pas les prix « spécial Farang » (étrangers). Celui de Taling Chan est un petit bijou qui se tient tous les dimanches dans le quartier de Bangkok Noi. Dans une ambiance sereine, une poignée de vendeurs font glisser leurs barques le long des quais en proposant fruits, légumes et restauration au tarif local. Les photographes seront en outre comblés s’ils savent se montrer respectueux et un tant soit peu discrets…

Guide Touristique sur la Thailande